La littérature échiquéenne s'est
rapidement répandue dans tout l'Empire islamique et jusqu'en Occident, dans
l'Espagne musulmane où les échecs sont enseignés. Ainsi des étudiants européens
ont-ils appris la pratique du shatrandj.
À partir de 1200, apparaissent les
premiers écrits occidentaux : Le Livre des jeux d'Alphonse X, roi de
Castille et passionné du jeu, et surtout Le livre des échecs moralisés (vers
1315) de Jacques de Cessoles.
Mais contrairement aux musulmans, les Européens
ne s'intéressent peu aux problèmes d'échecs. Ils ne cherchent pas la beauté des
combinaisons mais des méthodes efficaces, notamment dans les ouvertures, pour
gagner la partie.
Les musulmans, dont la civilisation est alors plus avancée
dans les domaines intellectuels, considèrent le jeu de manière plus
scientifique que les nobles européens, bons vivants et peu enclins à un travail
de recherche.